TOYOTA a récemment confirmé avoir officiellement mis fin au développement du véhicule électrique conceptuel haut de gamme LF-ZC de sa marque premium Lexus. Cette décision, qualifiée d'« impact sans précédent » par plusieurs fournisseurs japonais, a déclenché des dispositions massives d'indemnisation au sein de la chaîne d'approvisionnement.

Selon le journal Nikkei, Hiroki Nakashima, vice-président exécutif de TOYOTA, a confirmé la semaine dernière devant les médias japonais : « Nous avons arrêté le développement du LF-ZC de Lexus. » Ce modèle était initialement destiné à incarner la stratégie de motorisation électrique de TOYOTA, intégrant ses dernières avancées en matière de batteries, de moulage intégré, d'architecture électronique et électrique entièrement nouvelle, ainsi que de solutions d'allègement — dans le but de réduire significativement les coûts de fabrication et d'améliorer l'efficacité énergétique.
Comme certains fournisseurs avaient déjà investi dans des équipements spécialisés et des recherches technologiques dédiés au LF-ZC, TOYOTA devrait verser des indemnités s'élevant à plusieurs milliards de JPY. Un cadre dirigeant d'un fournisseur, souhaitant rester anonyme, a confié : « Annuler un modèle phare à ce stade constitue une première historique chez TOYOTA. »

Bien que le LF-ZC ne sera plus produit, TOYOTA insiste sur le fait que les résultats technologiques obtenus ne seront pas abandonnés. Hiroki Nakashima a précisé : « Plusieurs technologies développées dans le cadre du LF-ZC — notamment le moulage intégré, la nouvelle plateforme électronique et électrique dédiée aux systèmes avancés d'aide à la conduite, ainsi que des solutions de miniaturisation et d'allègement — sont désormais matures. L'entreprise a donc décidé de développer un modèle successeur. »
Présenté pour la première fois au Japan Mobility Show 2023, le LF-ZC était initialement prévu pour entrer en production en 2026, puis repoussé à mi-2027. Son nouveau bloc-batterie prismatique haute performance promettait une autonomie triplée par rapport à l'actuel bZ4X, avec une recharge rapide possible en 20 minutes. Toutefois, selon les informations rapportées, les coûts très élevés liés aux moules et aux nouvelles lignes de production ont été le facteur décisif de l'abandon du projet.

Dans le même temps, les ventes mondiales de TOYOTA continuent de subir une pression accrue : en mai 2026, elles ont reculé de 7,2 % en glissement annuel, marquant quatre mois consécutifs de baisse. Bien que les marchés nord-américain et japonais restent stables, les ventes en Chine se sont effondrées de 32 %, TOYOTA imputant cette chute à la hausse des prix du carburant et à une concurrence particulièrement vive. À l'inverse, les véhicules électriques (VE) ont enregistré, sur les cinq premiers mois de l'année, un total de 155 074 unités vendues (+138 % en glissement annuel) ; les ventes mensuelles de VE ont atteint 37 313 unités, soit une progression spectaculaire de +170 %.
Il convient de noter que TOYOTA maintient sa stratégie multi-énergies. Toutefois, face à l'accélération de l'internationalisation des constructeurs chinois tels que BYD — qui conquièrent activement les marchés européens, de l'Asie du Sud-Est et latino-américains —, le rythme de son électrification est aujourd'hui sévèrement remis en question. Le président-directeur général de BYD, Wang Chuanfu, avait précédemment déclaré que son entreprise visait à devenir « le premier constructeur automobile mondial en termes de volume ».
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