Le PDG de Volvo réfute « l'accusation du pirate » américaine : le succès des constructeurs automobiles chinois s'appuie sur leur compétence, pas sur une concurrence déloyale

Lors d'un entretien donné après la publication des résultats du deuxième trimestre de Volvo le 17 juillet, le directeur général Hakan Samuelsson a répondu publiquement aux critiques acerbes formulées par Peter Navarro, conseiller commercial supérieur de la Maison-Blanche, à l'égard des entreprises chinoises, affirmant clairement que qualifier les constructeurs automobiles chinois de « pirates » était excessif.

Le 16 juillet, Navarro avait publié dans Politico un article de commentaire accusant l'Europe d'« hésitation », laissant ainsi les constructeurs automobiles chinois s'emparer rapidement des marchés mondiaux. Il citait notamment BYD comme « l'incarnation même du modèle commercial chinois de pirate : copier, absorber, subventionner, industrialiser à grande échelle, pratiquer le dumping, puis dominer ». Samuelsson a répliqué : « Cette formulation va un peu loin. »

Il a précisé que BYD et Volvo, dont GEELY est actionnaire majoritaire, se sont distingués sur le marché mondial des véhicules électriques non pas grâce à des « pratiques injustes », mais en raison d'une stratégie à long terme claire et efficace — notamment leur capacité remarquable d'intégration verticale approfondie dans les domaines des batteries, des logiciels et de l'ensemble de la chaîne de valeur automobile. « Ils ont fait beaucoup de choses justes. »

Samuelsson a ajouté : « Nous évoluons désormais dans un nouveau paysage concurrentiel, et nous devons respecter les acteurs qui ont véritablement accompli des réussi tangibles dans la transition électrique. » Il a placé BYD, GEELY, Audi, BMW et Mercedes-Benz au même rang, les qualifiant de « nouveaux leaders sectoriels ».

À noter que, bien que l'Union européenne ait imposé des droits antidumping et antisubventions sur les véhicules électriques chinois, BYD poursuit activement, en Europe, le déploiement localisé de sa marque haut de gamme Yang Wang ; parallèlement, Volvo vient d'obtenir l'autorisation du gouvernement américain de continuer à vendre aux États-Unis des modèles connectés, levant ainsi un obstacle réglementaire majeur pour son développement mondial sous contrôle de capitaux chinois.

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