Xiaomi lance l'alliage « Titan 2.0 » entièrement recyclé en aluminium, réduction de 800 kg de CO₂ par véhicule

Le matériau est déjà utilisé sur des modèles à l'exportation comme la YU7 GT, pour répondre au mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières (CBAM)

Xiaomi Automobile a récemment présenté officiellement son matériau structurel léger développé en interne : l'alliage « Titan 2.0 ». Il s'agit du premier alliage structurel automobile entièrement composé d'aluminium recyclé (100 %) fabriqué en Chine. Il est pour la première fois intégré dans un ensemble arrière monobloc réalisé par moulage sous pression intégré, éliminant ainsi totalement la dépendance à l'égard de l'aluminium vierge dans les zones critiques soumises à de fortes contraintes mécaniques.

Vue multi-angle de la voiture Xiaomi YU7 modèle 2026 circulant dans les rues de TownCar

Selon les informations officielles, l'alliage « Titan 2.0 » a été certifié indépendamment par l'Institut suédois IVL pour l'environnement : son empreinte carbone s'élève à 1,1 kg d'équivalent CO₂ par kilogramme, soit une réduction de 93 % par rapport aux procédés traditionnels de fabrication à partir d'aluminium vierge. Ce matériau est désormais inscrit dans le système international de déclaration environnementale des produits (EPD).

Son procédé de fabrication comprend six étapes au total — cinq phases de prétraitement suivies d'une fusion et d'un affinage précis — et les lingots obtenus sont directement acheminés vers des lignes de moulage sous pression automatisées d'une capacité de mille tonnes. Les performances mécaniques des pièces sont vérifiées par radiographie X interne. Une commission technique d'experts, constituée par l'Association chinoise de l'industrie mécanique, a confirmé que ces pièces moulées répondent aux exigences de sécurité structurelle dynamique de la voiture complète.

Détail intérieur de la YU7 modèle 2026 de Xiaomi, sièges rouges.

L'application à grande échelle de ce matériau génère des bénéfices environnementaux significatifs : chaque véhicule équipé permet de réduire d'environ 800 kg les émissions de carbone. Cette voie technologique influence directement la stratégie d'exportation de Xiaomi vers l'Europe — avec la mise en œuvre progressive du mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières (CBAM), les composants structurels à faible empreinte carbone pourraient réduire le coût des droits carbone à l'importation pour des modèles comme la YU7 GT.

Des prévisions internes indiquent qu'une nouvelle génération de véhicules basée sur cette plateforme vise une production annuelle de 550 000 unités, ce qui correspondrait à une réduction annuelle totale de carbone d'environ 450 000 tonnes. Par ailleurs, selon les données de mai 2026, les ventes de Xiaomi SU7 ont atteint 24 023 unités ce mois-là, soit une baisse de 10,4 % par rapport au mois précédent et de 14,2 % en glissement annuel ; quant à la nouvelle Xiaomi YU7, elle a livré 8 736 véhicules, représentant 26,7 % des ventes mensuelles totales de la marque.

Modèle 2026 de Xiaomi YU7 en rouge, vue latérale droite en mouvement, arrière-plan montagneux et prairies

Des observateurs du secteur soulignent que les avancées en matière de matériaux à faible empreinte carbone constituent désormais une capacité différenciante clé pour les véhicules électriques chinois à l'international. Dans un contexte marqué par une réglementation incitative et une accélération de la coopération au sein de la chaîne d'approvisionnement, l'intégration à grande échelle de métaux recyclés dans les véhicules pourrait redéfinir la logique mondiale de comptabilisation des émissions carbone liées à la mobilité électrique.

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