Zhengzhou Nissan ressuscite-t-il le NV200 ? Un monospace PHEV carré de 4,4 m repéré en essai routier

Après huit ans d’absence, ce monospace utilitaire classique revient sous forme de monospace hybride rechargeable léger tout-terrain

Le mois dernier, sur une ancienne route industrielle du district de l’Économie et des Technologies de Zhengzhou, un monospace argenté, sans film protecteur ni camouflage, est apparu discrètement — deux bandes lumineuses traversant phares et calandre comme une fermeture éclair, prolongées vers le bas par une lèvre avant noire saillante, aux lignes épurées et au caractère résolument affirmé. Personne ne l’a d’abord reconnu, jusqu’à ce qu’une photo détaillée des feux diurnes en forme de « C » soit partagée dans un groupe d’automobilistes : la réaction fut immédiate : « Mais c’est bien le NV200 d’autrefois, celui qui livrait les légumes, transportait les colis et stationnait dans les villages urbains ! »

Vue latérale du NV200 de Zhengzhou Nissan en essai routier (réinterprétation conceptuelle)

Il s’agit bien du NV200. Ce monospace issu d’un partenariat entre Nissan et Zhengzhou, lancé en Chine en 2010, s’était imposé grâce à son extrême praticité : son coffre pouvait facilement accueillir trois machines à laver, ses portes coulissantes latérales fonctionnaient sans accroc pendant dix ans, et même les chauffeurs de taxi l’avaient massivement adopté. Après son arrêt de production en 2018, son référentiel pièces détachées avait disparu des catalogues des concessionnaires. Qui aurait cru qu’après huit ans, il reviendrait sous la forme d’un « monospace hybride rechargeable léger tout-terrain » — une position clairement indiquée dans le plan produit interne de Zhengzhou Nissan pour 2026.

Les photos de la version prototype révèlent des jantes bicolores à motif tourbillon, des feux arrière fins comme des allumettes, mais conservent intégralement la plaque décorative centrale trapézoïdale noire et le logo en lettres anglaises — créant ainsi un lien visuel avec la bande lumineuse circulaire à l’avant. Il ne s’agit pas d’une simple réédition nostalgique, mais d’une refonte structurelle profonde : les proportions restent strictement conformes à la catégorie des véhicules de 4,4 mètres, légèrement plus étroits que le Wuling Hongguang PLUS et plus courts que le Buick GL6 ; les portes coulissantes doubles, le toit vertical et le tracé des soudures sur le montant B sont identiques à ceux de la version 2018.

L’intérieur suit la même logique utilitaire : écran tactile suspendu, levier de vitesse électronique intégré au volant, volant à deux branches gainé de cuir souple — tous conservés. En revanche, les commandes physiques traditionnelles ont totalement disparu : toute interaction se fait désormais via écran tactile. La philosophie d’interface a ainsi entièrement basculé vers l’ère des véhicules électriques. Le véhicule est actuellement soumis à des tests de durabilité dans la région de Zhengzhou ; selon les premiers retours sur le terrain, le châssis a été renforcé pour offrir une tenue remarquable — objectif déclaré : « aucune oscillation au passage d’un dos d’âne, aucune déformation après trois kilomètres de conduite continue sur chaussée non goudronnée ». Bien que la présence d’un système de transmission intégrale n’ait pas encore été confirmée, le terme « léger tout-terrain » figure explicitement dans la documentation officielle, signifiant que ses capacités dépassent largement celles d’un simple véhicule urbain.

Ce n’est pas un concept-car conçu pour générer du buzz, mais une réponse sincère adressée à l’ère du pragmatisme automobile : à l’heure de l’électrification et de la diversification des usages, certains continuent de croire qu’un véhicule doit avant tout être construit avec rigueur structurelle, sobriété stylistique et validation rigoureuse dans des conditions réelles — afin de répondre à une question fondamentale : pour qui, exactement, un véhicule doit-il être conçu ?

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