La Chine interdit totalement les « petits voyants bleus » : les indicateurs bleus des systèmes ADAS disparaissent des voitures particulières

Application stricte de la norme GB4785 : les nouveaux modèles homologués à partir de 2026 ne pourront plus intégrer d'indicateurs bleus pour les systèmes d'aide à la conduite

L'élément visuel emblématique des systèmes d'aide à la conduite (ADAS) en Chine — les « petits voyants bleus » — s'apprête officiellement à disparaître. Selon plusieurs sources industrielles fiables, le Ministère de l'industrie et des technologies de l'information (MIIT) appliquera strictement la norme nationale GB4785-2019 — Règles relatives à la certification de type et à l'installation des dispositifs d'éclairage extérieur et de signaux lumineux sur les véhicules automobiles et les remorques. À compter du mois prochain, tout nouveau modèle de voiture particulière déposé pour homologation qui intègre un indicateur lumineux bleu signalant le fonctionnement d'un système ADAS sera rejeté lors de l'évaluation d'admission au marché.

Le Comité national de normalisation automobile devrait par ailleurs publier prochainement un additif technique à la norme GB4785, précisant davantage les modalités d'interdiction des voyants non conformes installés à l'extérieur des voitures particulières. Cela signifie que le design lumineux bleu, longtemps adopté par de nombreux constructeurs, sera progressivement éliminé de toutes les étapes du cycle de développement — conception, dépôt pour homologation et production en série.

La norme nationale obligatoire GB4785-2019 stipule clairement que les dispositifs d'éclairage et de signaux lumineux externes ne peuvent utiliser que quatre couleurs autorisées : blanc, rouge, jaune et ambré. Ni le bleu ni le vert ne sont autorisés. Depuis son lancement en août 2022, Li L9 fut le premier modèle à intégrer cinq voyants bleus, plaçant ainsi les « petits voyants bleus » dans une zone grise réglementaire. Par la suite, AITO, Xpeng, NIO et BYD — marques phares du nouveau secteur automobile ainsi que des constructeurs traditionnels — ont suivi cette tendance. La version 2026 de Li L9 a même intégré ces voyants dans sa bande lumineuse circulaire « Star Ring », dont toute la périphérie s'illumine en bleu à l'activation du système, devenant ainsi un langage interactif emblématique de la marque.

Cette interdiction repose sur un double impératif : la sécurité routière et la clarté cognitive pour les usagers de la route. Les opposants soulignent que, la nuit, la lumière bleue peut perturber la vision des autres usagers et risquer d'être confondue avec un clignotant, créant ainsi un danger potentiel. Certains craignent également que ce voyant ne soit interprété subjectivement par le conducteur comme un signal indiquant que le système a pris le contrôle total, affaiblissant ainsi le sentiment de responsabilité humaine. En revanche, ses partisans insistent sur son rôle essentiel de signalisation externe immédiate pour les systèmes ADAS de niveau L2 ou supérieur, particulièrement utile dans les scénarios complexes où circulent conjointement piétons, cyclistes et véhicules motorisés.

Les constructeurs réagissent d'urgence. GEELY a déclaré au journal Yi Cai avoir pris connaissance de cette évolution réglementaire et s'engager à respecter pleinement les dispositions nationales. Selon une information relayée par Le Quotidien économique, le MIIT étudie actuellement un dispositif transitoire pour les modèles déjà commercialisés ; quant aux futurs véhicules, certains experts estiment que les fabricants pourraient recourir à des mises à jour logicielles (OTA) afin de modifier la couleur des voyants (par exemple vers l'ambré) ou de désactiver purement et simplement cette fonctionnalité pour assurer la conformité.

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