Le géant allemand des composants automobiles Schaeffler a annoncé qu'il supprimera environ 1 300 postes sur son sol national en élargissant son programme de départ anticipé. Ce chiffre représente 1,2 % de ses effectifs mondiaux. Cette décision vise à répondre à la demande persistante dans le secteur automobile, notamment aux pressions structurelles à long terme liées à une croissance inférieure aux attentes du marché des véhicules électriques.
L'entreprise a indiqué le 5 août que ce plan de départ anticipé entraînera une charge unique d'environ 51 millions d'euros (soit environ 59 millions de dollars américains), dont la comptabilisation interviendra au cours de l'exercice 2026 ; les effets d'économies commenceront à se faire sentir progressivement à partir de 2027. « Nous prévoyons de constater dès 2027 les premiers effets positifs, mais il ne s'agit pas d'une solution à effet immédiat », a souligné le directeur général Klaus Rosenfeld lors d'un entretien, précisant que le cycle complet d'ajustement s'étalera sur quatre ans.
Bien que confrontée à des défis structurels, Schaeffler maintient ses objectifs financiers annuels pour 2026. Le bénéfice avant intérêts et impôts (BAII) ajusté du deuxième trimestre s'est élevé à 264 millions d'euros, en progression annuelle, porté notamment par la diversification de son portefeuille d'activités ainsi que par les progrès réalisés dans des domaines émergents à fort potentiel tels que la robotique, la défense et l'aérospatiale. Le taux de marge opérationnelle du trimestre s'est stabilisé à 4,5 %.
À noter que, bien que le chiffre d'affaires de sa division Mobilité électrique ait augmenté au premier semestre, celle-ci n'a pas encore atteint l'équilibre financier. En raison d'une demande continue inférieure aux prévisions sur le marché des véhicules électriques à batterie, Schaeffler a revu à la baisse, le 31 juillet, ses objectifs de ventes pour 2028 et a clairement indiqué que son expansion vers des secteurs non automobiles constitue désormais une priorité stratégique — notamment dans les domaines à fort potentiel que sont la robotique industrielle, les équipements de défense et les systèmes aérospatiaux — afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du marché automobile traditionnel.
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